NIPPONZINE

accueil ExposPhotosArtsReportagesTourismePratiqueBlog

L’île de Sado

Ce village de pêcheur situé sur la côte sud-ouest de l’île de Sado, où les maisons sont construites en planches incrustées de sel semblent appartenir à une autre époque, existe bel et bien mais ne figure sur aucun guide touristique. Sado a toujours souffert d’un problème d’image, malgré le fait que l’île s’est distinguée par son histoire et sa culture, elle était une province indépendante avec sa capitale et ses temples officiels. Plus tard c’est devenu un endroit d’exil pour des gens aussi vénérable que le chef bouddhiste Nichiren, l’empereur Juntoku et l’auteur d’art dramatique Zeami. D’ailleurs le théâtre Bunyan, est un art qui est particulier à l’île.

Le retour du passé

Une mer turbulente sépare l’île de l’archipel principal, ce qui lui a valu le surnom de "l’endroit où se succèdent les tempêtes". La cinquième île du japon en terme de grandeur, était dans le passé un lieu d’exil pour les prisonniers et les opposants du régime qui travaillaient jusqu’à la mort dans les galeries glaciales des mines.

Tempête et insalubrité sont des termes qui appartiennent davantage au passé qu’au présent, mais il y a beaucoup de sections côtières et intérieures de Sado qui semblent avoir échappé, du moins pour le moment, aux critiques des agents de voyage et des compagnies d’excursion.

Cela fait seulement deux ou trois décennies que Les insulaire se sont habitué à la vue d’un étranger. Récemment le "Japan Journal" a publié pour la première fois les récits de voyage de Donald Richie qui est resté avec un ami dans une auberge sur l’île de Sado au printemps 1955. il a constaté que les employés de l’hôtel qui sont venus dans sa chambre pour servir le thé et les gâteaux, ont été ravis et étonnés de la présence d’un Étranger, "ils me regardaient avec persistance, et puis les gâteaux, ils s’attendaient probablement à ce que je les frotte dans mes cheveux."
déclare t-il ironiquement.

La plupart des personnes arrivent par l’un des bacs quotidiens qui effectue la traversée entre Niigata et la capitale provinciale de l’île, Ryotsu. Si vous n’êtes pas particulièrement intéressé par les mines, le lac Kami ou les temples et les sanctuaires habituels, franchement
plutôt sans intérêt, vous pouvez séjourner sur le bord de mer le plus
silencieux et pittoresque le long du littoral du sud et du sud-ouest de l’île.

Ogi est un port tranquille à l’extrémité méridionale de Sado ou l’on peut voir des femmes pagayer dans des "tarai-bune", sorte de petite barque, pour récolter des algues comestibles. Les touristes courageux peuvent s’y exercer moyennant une somme modique.

A la fin août, le festival d’Ogi comporte des danses de lion, spectacles de marionnette et à ce jour le célèbre groupe d’Ondeko (tambours de démon). Il y a également le charmant musée d’Ogi où vous pouvez contempler des exemples de l’habillement local, instruments de cultivateur et de vieux ustensiles de cuisine, ainsi que des cartes postales représentant des geisha dans les années 50.

Le charme du vieux monde

Shukunegi, juste à quelques kilomètres d’Ogi, doit être un des plus charmant village de l’île. Angus Waycott, dans son excellent livre "Sado : L’île du Japon dans Exil", note que "même par les normes de Sado, Shukunegi est une relique d’une autre ère." Plusieurs des maisons ici ont plus de 200 ans et la plupart des autres semblent anciennes. Un bâtiment en particulier, la maison possedant le coin en bois semble avoir été construite par le charpentier d’un bateau, elle a réellement la forme d’une proue. Aujourd’hui, Shukunegi est toujours un village de pêche actif. Si vous vous levez assez tôt et descendez au minuscule
port naturel ou trouvez un coin tranquille parmi les innombrables rochers, vous pouvez voir les pêcheurs mettre en place leurs filets à bord de petites frégates.

Pendant le célèbre festival du "Chitochin-tonne", la vie du village de Shukunegi s’illumine. Le festival comporte une version rurale des danses de "tsuburosashi", dont les gestes et l’exécution reflètent la tradition antique du village.

Comment s’y rendre :

Les bateaux "jet-foils" effectue la traversée entre Naoetsu et Ogi d’avril à novembre. Les ferry effectue le traversée Toute l’année.

Quand y aller :

Au printemps et en été. À moins que vous soyez fanatique des extrêmes
climatiques et du temps gris, les mois d’hiver ne sont pas recommandés. Les températures
d’été, avec peu de montagnes élevées, peuvent être très chaudes
et humides.

Où loger :

L’hôtel "New Kihachiya" (0259-86-3131) est le plus confortable d’Ogi.
L’auberge "Gonzays Ryokan" (0259-86-3161) est plus traditionnelle et moins onéreuse.
L’auberge de jeunesse d’Ogi est idéale pour les petits budgets.
"Minshuku Takayama" (0259-98-3573) est un gîte confortable tenu par une famille amicale, le service est excellent, plats de poisson fraîchement attrapés. Juste à l’ouest du village, replié dans une petite crique avec une plage desserte. Une autre alternative, le gîte de Minshuku Shimizu-so (0259-86-2538).

Nourriture :

L’extrémité méridionale de Sado offre un large choix de sushi et de sashimi. Deux restaurants dans Ogi, "le Situemon" à l’extrémité de la rue commerçante principale, et le "Sakae-zushi" derrière la place "Marine Plaza".

Recommander cet article
articles
Voyage à Tokyo
Saison du Kooyoo
Quand la température estivale grimpe...
Ginza l’extravagant
Les îles Ogasawara
Nagoya
L’île de Sado
Ile de Yakushima
Nihon Minka-en
Le lac Yamanaka
Studio-kilala
Photographies d art & Posters
     Photographies d'art
     & Posters du japon